J’aime quand ton visage est si proche du mien
qu’il ne faut qu’un instant pour que nos coeurs s’emballent,
et que, dans un frisson, en te prenant la main, je devine tes pensées une à une…
J’aime quand dans mes bras tu t’abandonnes tout entier.
Je te serre si fort que plus rien ne m’importe ! Indifférentes au sort,
mes limites abolies déchirent l’infini…J’aime quand on ne dit même plus tous ces mots
d’amour, qu’un émouvant regard sans peine efface ! Et sans qu’un seul instant
l’un de l’autre se lasse…On voudrait pour la vie se tenir bien au chaud, et,
même devenus vieux, dans notre jardin clos, nos pauvres voix diront encore
comme c’était beau ! Je t’aime…


